À propos

Julien Rouard — naturaliste, photographe

Je fabrique le D.N.P Diffuser parce que j'en avais moi-même besoin sur le terrain. L'histoire commence bien avant, avec une fascination pour le vivant qui ne m'a jamais quitté.

Julien Rouard, appareil photo à la main, sur le terrain dans l'Hérault
Le déclic

Naturaliste photographe

Depuis toujours, la biodiversité me fascine. Enfant, je passais des heures plongé dans des livres consacrés à la faune, ou dehors à observer une espèce jusqu'à la nuit tombée. Cette passion s'est un peu endormie à l'adolescence — avant de me rattraper au fil de mes premiers voyages, à La Réunion puis en Amérique du Sud et surtout en Australie, mon rêve d'enfant, où j'ai vécu 2 ans.

C'est là qu'est né mon intérêt pour la photographie : un moyen d'immortaliser ce que je vivais. Ce que je découvrais autrefois dans les livres reprenait vie sous mes yeux. Macro et proxiphotographie d'abord, puis animalière, puis paysage — à mes yeux, ces disciplines sont intimement liées.

Je reste aujourd'hui photographe amateur, par choix : je ne voulais pas mélanger travail et passion. Dans la vie professionnelle, je développe des solutions FileMaker ; le reste du temps, j'arpente l'Hérault, où je vis depuis 2020, à la recherche de ce qu'il abrite — et quand je voyage, j'enfile volontiers la combinaison de moniteur de plongée, ou n'importe quel autre métier que les circonstances m'offrent. Garder une certaine liberté dans ce que je fais, c'est ce qui donne du sens à ma vie.

Julien Rouard en pleine prise de vue macro, diffuseur D.N.P monté sur son boîtier
L'origine

Pourquoi un diffuseur

En macrophotographie, j'ai presque toujours besoin d'un flash pour déboucher les ombres — surtout quand la lumière naturelle vient à manquer. Mais à cette distance, un flash brut sur des sujets souvent très réfléchissants crée des hotspots : des zones brûlées par la lumière et des ombres très prononcées qui ruinent l'image et la beauté de ces êtres.

C'est pour ça qu'en 2018, j'ai commencé à fabriquer mes propres diffuseurs. Mes premiers essais ne ressemblaient pas à grand-chose. À force de tâtonnements, je suis arrivé à une formule qui me convenait vraiment : rapide à monter et démonter, assez compact pour tenir dans mon sac, assez résistant pour supporter aussi bien les climats tropicaux que désertiques. Mais sa qualité la plus importante reste sa polyvalence — pouvoir l'utiliser aussi bien avec mon objectif macro qu'avec un grand-angle, pour approcher de plus grands sujets comme les serpents.

Aujourd'hui, c'est devenu une activité à part entière : je fabrique et vends ces diffuseurs sur mesure, sous le nom D.N.P Diffuser.

Fabrication

De la découpe à la main… au laser

Au début, je dessinais et découpais chaque diffuseur à la main — long, fastidieux, et les coupes n'étaient pas toujours très propres, il faut le dire. Avec des demandes de plus en plus nombreuses, j'ai cherché un moyen d'améliorer à la fois la précision et le rendement.

J'ai pris contact avec l'Alternateur, un fablab à Saint-André-de-Sangonis, tout près de chez moi. Depuis, je dessine chaque diffuseur numériquement avant de le découper au laser.

“Des coupes nettes, un gain de temps énorme, un produit bien plus abouti — sans perdre le côté fait main de l'assemblage final.”
Ma démarche

Ce que je cherche, sur le terrain

Parfois je vagabonde sans but précis, porté par les rencontres imprévues — c'est sans doute ce qui m'apaise le plus. D'autres fois, je pars à la recherche d'une espèce précise : j'étudie son écologie, ses milieux, les observations récentes. Trouver un papillon, c'est aussi apprendre à reconnaître la plante hôte de sa chenille, la fleur dont il se nourrit, la période où il vole — et forcément, constater à quel point le dérèglement climatique et la destruction des habitats bouleversent déjà tout ça.

Mes photos cherchent à révéler, avec un peu d'art, les formes et les détails qui composent chaque espèce. Mais une image ne raconte jamais toute l'histoire.

“Le contexte compte autant que la photo elle-même — une invitation à mieux connaître, comprendre, et peut-être protéger un peu, le monde vivant.”

Le D.N.P Diffuser, c'est cette démarche condensée dans un objet : penser le matériel de macrophotographie du point de vue de quelqu'un qui passe ses journées sur le terrain, pas dans un bureau.

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